Le Sextant à bord : un instrument toujours d’actualité.
Publié par Sésame-Nautic dans Navigation Le
18/04/2025 à 13:15
Le GPS fonctionne partout. Ou presque. Mais que se passe-t-il quand les satellites sont hors de portée ? Quand les batteries lâchent ou que l’électronique fait défaut au large ? On sort le plan B. Le navigateur expérimenté s'appuie sur la méthode de l'estime, mais également sur un instrument de navigation classique qui a fait ses preuves à travers les siècles : le sextant.
Ce petit bijou d’ingéniosité permet encore aujourd’hui de se repérer en mer... avec le soleil, les étoiles, et un peu de pratique. Un retour aux fondamentaux qui séduit de plus en plus de plaisanciers. Par curiosité. Par sécurité. Ou simplement pour renouer avec l’art noble de la navigation céleste.
Comment ça marche ?
À première vue, un sextant a l’air un peu mystérieux. Une sorte de demi-cercle avec un bras mobile, des verniers, des filtres colorés… En réalité, c’est une machine à mesurer des angles. Plus précisément, l’angle entre un astre et l’horizon. Et cette donnée suffit — à condition d’avoir l’heure exacte et quelques tables nautiques — à connaître sa position sur le globe.
Inventé au XVIIIe siècle, le sextant est l’évolution directe de l’astrolabe et du quadrant. Il a accompagné les grandes traversées, les expéditions et les courses au large. Il reste, aujourd’hui encore, le plan de secours préféré des marins prévoyants.
Le sextant fonctionne grâce à un jeu de miroirs réfléchissants. L’un est fixe, l’autre monté sur un bras mobile appelé alidade. En regardant dans le viseur, on voit à la fois l’horizon direct et l’image réfléchie d’un astre (le soleil, la Lune, ou une étoile). En réglant l’angle, on fait coïncider les deux.Une fois l’image « posée » sur l’horizon, il suffit de lire la hauteur de l’astre. On ajuste ensuite la mesure avec les corrections nécessaires (réfraction, hauteur de l’œil, etc.), et on calcule sa ligne de position à l’aide d’un almanach et de tables de navigation. Deux observations bien faites, et vous voilà avec une position assez précise, sans puce, sans onde, sans réseau.
Pourquoi apprendre à s’en servir ?
Parce que ça peut sauver la mise. En cas de panne complète d’électronique, mieux vaut savoir où on est — surtout en plein large.
Parce que c’est grisant. Il y a une vraie satisfaction à se situer sur Terre grâce à une étoile.
Parce que cela développe le sens marin. Observer le ciel, comprendre le temps, gérer son cap sans dépendre d’un écran : c’est un vrai retour aux sources.
A noter que plusieurs formations de haut niveau, comme le Yachtmaster Offshore, exigent de maîtriser les bases de la navigation astronomique.
Le sextant côté pratique : comment s’y mettre ?
Pas besoin d’être astronome pour s’y mettre. Avec un peu de méthode et un bon guide (ou mieux : une formation courte), les bases s’acquièrent rapidement. Il suffit de savoir :
- Lire l’heure précise (merci à la montre GPS ou radio-pilotée).
- Identifier les principaux astres (soleil, étoile polaire, étoiles brillantes).
- Utiliser un almanach nautique et les tables HO 249 ou HO 229.
- Corriger les erreurs de lecture liées à l’instrument ou à la réfraction.
Les premières mesures seront approximatives, mais avec l’expérience, on atteint des positions à quelques milles près. Et en mer, c’est souvent bien suffisant.
Choisir son sextant : et si on parlait Davis Instruments ?
Pas besoin de casser sa tirelire pour débuter. Si les modèles en laiton poli font rêver (et pèsent une tonne), des versions plus légères et abordables existent. Et c’est là qu’intervient la marque Davis Instruments.
Une marque de référence, ancrée dans la tradition nautique
Davis Instruments, fondée aux États-Unis en 1963, s’est imposée comme un leader mondial dans la fabrication d’instruments de navigation accessibles, robustes et précis. Connue pour ses stations météo et ses accessoires de pont, la marque a conquis le cœur des navigateurs grâce à une gamme de sextants en résine technique, à la fois légers, abordables et performants.
Utilisés dans de nombreuses écoles de navigation maritime, les sextants Davis sont recommandés pour la formation, les examens et comme instruments de secours lors de traversées hauturières.
La résine : un choix technique intelligent
Contrairement aux sextants traditionnels en laiton (magnifiques mais lourds et chers), les sextants Davis sont fabriqués en résine moulée de haute qualité, résistante à l’eau salée, à la corrosion, et aux chocs.
✅ Avantages :
- Poids plume : entre 400 g et 1,2 kg, très maniables à bord
- Inoxydables : aucun risque de corrosion en environnement salin
- Résistants aux chocs : parfaits en conditions réelles de mer
- Prix maîtrisé : l’un des meilleurs rapports qualité/prix du marché
Un sextant Davis est un instrument solide que l’on n’hésite pas à sortir en mer, à manipuler au quotidien, et qu’on peut même confier à un équipier sans crainte.
À savoir : Tous les sextants Davis sont livrés avec manuel, filtres solaires, et parfois même une housse de protection. Un excellent rapport qualité-prix pour se lancer ou compléter son équipement.
Voici un tour d’horizon de leur gamme emblématique : que vous cherchiez à vous initier en toute confiance, à réviser vos bases, ou à naviguer sans GPS, il y a un sextant Davis fait pour vous.
Retrouvez aussi cette gamme de sextant ici sur notre boutique sesame-nautic.fr
Sextant Davis Mark 3 : l’initiation en toute simplicité
Aux débutants, aux curieux ou aux formateurs.
Aux plaisanciers souhaitant un sextant de secours fiable à glisser dans un sac.
Caractéristiques :
- Petite taille, ultra-léger (environ 400 g)
- Lecture à 2 minutes d’arc
- Filtre solaire intégré
- Livré avec manuel
Pourquoi le choisir ?
C’est le meilleur outil pour apprendre sans stress.
- Idéal pour simuler des prises de hauteur à terre ou à bord.
- Excellent rapport coût/valeur pédagogique.
- Solide, il est fréquemment utilisé par des écoles de voile pour l’initiation en bord de mer.
Sextant Davis Mark 15 : le bon équilibre entre précision et accessibilité
À qui s’adresse-t-il ?
Aux plaisanciers souhaitant s’initier sérieusement à la navigation astronomique.
Aux navigateurs préparant des formations Yachtmaster, Capitaine 200, etc.
Caractéristiques :
- Lecture précise à 2/10e de minute d’arc
- Grand miroir d’horizon
- Optique améliorée (viseur télescopique 3x)
- Vernier précis et fluide
- Filtres solaires pour le soleil et l'observation crépusculaire
- Précis, léger, fiable : le parfait équilibre entre pédagogie et performance.
- Suffisamment précis pour effectuer une navigation réelle hors GPS.
- Son grand miroir permet une visée aisée, même dans une mer agitée.
Le Mark 15 est recommandé dans plusieurs manuels de navigation astro, dont les ouvrages de Tom Cunliffe ou John Karl.
Sextant Davis Mark 25 : la précision au service des passionnés
À qui s’adresse-t-il ?
Aux marins expérimentés, routards des océans, ou puristes de la méthode astronomique.
À ceux qui souhaitent pratiquer la navigation traditionnelle à plein temps.
Caractéristiques :
- Précision à 1/10e de minute d’arc
- Optique haut de gamme
- Polariscope intégré : viseur filtrant la lumière polarisée pour une meilleure lisibilité des astres
- Conception robuste avec viseur à miroir intégral
Pourquoi le choisir ?
Le Polariscope rend la visée des astres plus facile, même par faible luminosité ou avec un horizon trouble.
Il combine robustesse, ergonomie, et haute précision dans un outil 3 fois moins cher qu’un sextant en métal haut de gamme.
Parfait pour les transats, les voyages au long cours, ou simplement pour le plaisir pur de naviguer comme les anciens.
Ce modèle est très utilisé pour les formations RYA Ocean ou lors de traversées hauturières sans électronique.
Conclusion : un savoir qui fait la différence
Maîtriser le sextant, c’est plus qu’un atout technique : c’est une philosophie. Un lien direct avec les marins d’hier, un pas de côté face à l’hyper-dépendance technologique, une compétence rare et valorisante.
Et surtout, c’est un plaisir immense. Observer un coucher de soleil en cherchant la hauteur de l’astre, noter sa position sur la carte, et réaliser qu’on peut — vraiment — naviguer en regardant le ciel.
Alors, prêt à embarquer votre sextant lors de votre prochaine virée au large ?